L'appareil triple d'Abel Gance

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"J'ai filmé Napoléon, parce qu'il était un paroxysme dans une époque qui était elle-même un paroxysme dans le temps"

Abel Gance

 

Dans son livre En tournant "Napoléon" avec Abel Gance.  Souvenirs et impressions d’un sans-culotte*, Jean Arroy écrit : "L'appareil triple, imaginé par Abel Gance, permettait la projection de vastes fresques sur trois écrans contigus."

 

 

 

 Nous citions de mémoire (avec donc les réserves d’usage) les propos d'Abel GANCE commentant le tournage de son film NAPOLÉON, dans un documentaire de Frédéric Rossif probablement intitulé ABEL GANCE :

« … Nous n’avions pas de table de montage. Après le développement des pellicules, nous découpions et suspendions les différents rushes (employait-t-il ce mot ?) à l’aide de pinces à linge à des ficelles tendues entre deux murs d’une pièce aveugle, devant une ampoule électrique… Nous parcourions ces rushes des yeux à 15 cm de la pellicule, l’index en avant… Dans le film, certains plans sont constitués de la superposition de six ou sept images. Elles sont illisibles. Elles n’ont de sens que par l’action qui précède et celle qui se poursuit ensuite… »

 

DA TI M'BETI, novembre 2013

 

P.S. : si une personne pouvait nous permettre de revoir le film de Frédéric Rossif, nous lui serions profondément reconnaissants.

 

*  Le propos de Jean Arroy, la citation qu'il fait d'Abel Gance ainsi que la reproduction de l'appareil triple sont extraits de son livre : "En tournant Napoléon avec Abel Gance - Souvenirs et impressions d’un sans-culotte", paru en 1927 aux éditions La Renaissance du Livre (sic).